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vendredi 8 avril 2011

Pensées de neige

Petit galopin au creux de mes entrailles qui déchirent ma nuit, tes petits coups de pied sont ma lumière intérieure.. Tu prends le temps de m'envoyer ta missive opulente, ma chair gonflant soudain comme poussée par un boulet de canon, retombant aussitôt contre ta peau.

Charmante canaille que voilà, prête à jouer, se riant de mes tensions, affamée de tendresse.

Petit garçon, mes doutes sont des pommes de pin vidées par les écureuils, coques qu'on écrase sous ses pas dans les forêts girondines.

De tes cavalcades je souris, je m'ouvre, je grandis peu à peu, peur à peur aussi.


Tout souplement, j'esquive mes faiblesses pour n'être plus qu'écoute, car cet instant s'amenuise à mesure qu'approche l'air que tu respireras.

Parfois je suis une ombre au-dessus de toi, le volcan de mes pensées m'absorbe tandis que tu poursuis ta course. Engloutie dans l'idée, j'étends mes yeux noirs sur ce qu'était ma vie avant toi, ce qu'elle serait sans toi, infini recommencement de joies douces et pâles, de flottements.

Et toi, tu es l'extrême être, concret, présent.

Toi qui pétilles au fond de moi, toi dont les pieds battent mon socle, je t'offrirai mon cœur et mon âme comme une sève.

Avec ta vie, ma vie jaillit comme une source.

vendredi 28 août 2009

Couronnes roses

Pour l'instant, rien ne souffle
Pour l'instant, rien ne bouge
Et comme en chaque temprane maudite, il faut pourtant qu'il crève, ce maudit noir dessus.

J'ai peine à trouver le canal à mes peines, ce tout petit tuyau si ténu et si incertain qui se déchire en arrivant au bout,
Les bordures livides de mes chairs opales, plus dénaturées qu'un cancer, écrasent mon savoir, éclipsent ma tension de vivre, et je suis vide, et vide, et vide chaque fois
Vide de haine contre le vent implacable du temps qui file sa toile vaine
Vide et en prison, vide et en colère, vide à me taire

Vide à demander pardon

jeudi 30 avril 2009

Vieilleries

J'appuie ma figure sur mon passé. Je clos les portes et les volets, ne laisse s'infiltrer qu'un pauvre rai de soleil, comme si canicule il y avait.

Je ferme, et je grelotte seule, instantanée louange à mes frayeurs indicibles.

Et pourtant je sais, la chaleur et l'envie, mais les courroies sont usées et mon frisson s'épuise.



Il s'est consumé, un jour, au bord du jardin vieux, sur cette chaise grise, alors que je flambais. Il s'est consumé comme un pieu dans le feu de mon cœur.

lundi 2 mars 2009

Printemps poète

Archibaldique secret,
Onctueuse frénésie des tensions,
Courage extatique d'aimer



Tu es revenu
Dans ma prison
Effrayer les manteaux
Qui protègent de la vérité glacée

Tu es reparti,
Masque remis
La chape retombe
Et me dorlote à moitié

Tu t'es retourné
Insolent, pénétrant,
Juste, encore, toujours juste
Et je pâlis devant ce glaive

Grandir, polir, casser,
Cet ongle-là est mon avenir
Et de signe en signe
Je redeviens la rime de moi-même.