Affichage des articles dont le libellé est maman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maman. Afficher tous les articles

mardi 23 août 2011

Claire

Quand j'étais enceinte, je m'interrogeais – les questions à la noix habituelles, est-ce que je vais l'allaiter, est-ce que je saurai l'élever, couches lavables ou pas, tout ça...

Et à ce moment-là, c'est la Fille aux craies, Claire, qui m'a répondu. J'avais bien un peu lu son blog et j'aimais assez son ton mi-tranchant, mi-railleur, qui faisait parfois grincer des dents.
Un petit bout de bonne femme, mais une femme de tête, dont la confiance en elle forçait le respect. Du genre à te filer la patate en deux mots – éventuellement à te casser brutalement, mais c'est que tu l'avais mérité.

Claire bloguait depuis 7 ans. Je ne l'ai pas suivie très régulièrement, mais quand elle m'a conseillé des livres sur l'allaitement (Lindon et Maupas, « l'allaitement de mon enfant ») et parlé de choix pour les soins de bébé, je l'ai bien regretté.
J'aurais aimé avoir un contact plus direct avec elle, et puis finalement, j'ai arrêté de twitter et de facebooker en attendant la naissance. Je l'ai juste remerciée, car le livre conseillé m'a vraiment beaucoup aidée : je continue encore à allaiter Soël.



Claire a parlé de sa mucoviscidose sur son blog pour la première fois en janvier dernier, 6 ans après l'avoir commencé. Pas pour se plaindre, mais pas du tout. Pour refuser qu'on la plaigne ou qu'on lui parle de son courage... Pour dire que ce n'était pas la maladie qui constituait la personnalité.


Ce billet disait beaucoup sur elle. Je ne l'ai lu qu'en mai ou en juin, et juste après il y a eu Le GLAIRE, une sorte de blog pour l'accompagner jusqu'à la greffe de poumons qui lui était devenue indispensable.

Les quelques twitteurs qui l'ont créé, pleurent aujourd'hui sa mort survenue 10 jours après la transplantation.

Je voulais juste les saluer, pour leur humour affectueux qui a soutenu Claire, et leur dire que je partage un peu leur tristesse. Sharky, toi aussi, tu as de la peine, je pense à toi. Même si j'étais moins proche d'elle, elle me manquera aussi beaucoup.


Je pense surtout à son mari, à sa petite fille, et espère que tous les témoignages de son amour pour eux et pour la vie les guideront et les soutiendront toujours.


(et ma grandiloquence très nunuche, j'espère que tu en ris bien de là où tu es !)



Oldelaf, La Tristitude par OLDELAF_Officiel

mercredi 3 novembre 2010

Puériculture : comparaison de prix

Billet garanti sans publicité ni sponsoring dedans (mais pas sans influençage, hein, est-on jamais objectif ?)



Future jeune maman primipare, en arrêt pour le bien de Miniboule, j'ai du temps. Beaucoup de temps.

Et comme j'en suis à 20 SA (pour les nullipares, 20 semaines d'aménorrhée, soit un peu plus de 4 mois de grossesse), je commence à m'intéresser à l'équipement pour accueillir bébé.


Et comme j'étais, comme les nullipares, presque totalement ignare sur ce en quoi consiste l'équipement idoine, je fais des découvertes.


La première, c'est que c'est proprement ruineux.

La deuxième, c'est que c'est proprement et scandaleusement ruineux.


Etant confrontée à deux traits complètement contradictoires de ma personnalité : le consumérisme et la panurgeophobie® , j'essaie de trouver des compromis entre les angoisses que je me paye (genre serai-je une bonne mère si je n'achète pas le meilleur des transats et sa farandole d'accessoires et de jeux), les névroses que la planète me flanque (genre si j'achète tout neuf, c'est quoi le bilan carbone ?), ma haine pour la tyrannie de la société de consommation (Genre Et dans les régions où ils n'ont pas Autour de Bébé à côté, ils font comment pour élever dignement leurs gosses ?) et les cheveux que mon financier s'arrache (style « Est-ce vraiment incontournable, chérie, d'acheter un mouche-bébé ? »).


J'ai bien essayé de chercher des conseils sur le net, je lis parfois des livres ou des magazines (pas souvent), je regarde régulièrement les Maternelles (mon côté Françoise), mais en dehors des conseils bateaux sur les trousseaux, je n'ai pas vraiment trouvé de billet qui me satisfasse, qui m'oriente utilement (je veux dire sur les bons modèles) ou même me déculpabilise. Et du côté des blogs, j'ai du mal à trouver des choses intéressantes.

Et le futur papa à qui je fais partager ma perplexité, la partage en effet.


Conclusion, je m'organise.

J'ai fait, donc, une liste des trucs TOTALEMENT indispensables qu'il faut ABSOLUMENT acheter (priorité 1), à savoir : des biberons, un stérilisateur, des vêtements, la literie, le meuble à langer, la poussette avec siège auto adaptable, une baignoire (Shantala, parce qu'il paraît que l'eau reste chaude plus longtemps...) et tous les consommables (liniment, couches, lait en poudre...)... le tout le plus possible en version Respect de la planète, mon côté biobio oblige.

En priorité 2, d'autres vêtements, un lit pliant (parce que bon, il faudra bien honorer les grands-parents !), des bricoles d'hygiène.

En priorité 3, un fauteuil (pour nourrir bébé sans descendre les escaliers toutes les nuits), un seau à couches (si jamais, non, vraiment, spapossib, mon ptikeur, tes couches dans notre poubelle familiale, ça sent trop la bergerie en fin d'hiver) et de quoi nettoyer la super peau d'agneau que quelqu'un va forcément choisir d'acheter dans la liste de cadeaux de naissance.

(Bah oui, si vous ne voyez pas de joujoux ni de doudous dans la liste, c'est normal, c'est qu'il y a une liste de cadeaux de naissance sur une feuille à part dans le tableau).


Et puis j'ai eu l'audace d'aller comparer les prix du neuf de tous ces choix-là sur des sites marchands et là... oh surprise, les différences de prix oscillent entre 10 et 15 % d'un site à l'autre, pas spécialement en faveur de l'un plutôt que de l'autre : chacun choisit où il fait sa marge.

Je précise que je suis allée dans les magasins de la vraie vi(ll)e, et là, c'est carrément ODIEUX. Le seau à couches (priorité 3, je rappelle), est à 40 € chez Bébéland, 30 € chez Carrefour, alors que je l'ai trouvé à moins de 20 € sur BabyWalz.

Pareil pour les produits de toilette : 15% plus cher à la parapharmacie de Carrefour que sur Naocia (sur la marque de mon choix, je veux dire).


Enfin, pour satisfaire à la fois mon côté biobio et le Grand Financier, j'ai prolongé mon tableau de colonnes pour, tout d'abord, tenir compte des cadeaux et prêts des copains qui nous ont devancés sur le cahotique chemin de la parentalité, et acheter en occasion ce qui peut l'être, genre les trucs encombrants dont les parents se débarrassent volontiers et pour des sommes assez modiques. Et là, j'ai diminué le budget total d'un tiers (sans chercher très loin, hein).


Bon, pour l'instant, il est un peu tôt, sans aucun recul sur les différents items de ma liste, mais je ne désespère pas de coincer ma maman (la future Manou) pendant quelques heures pour biffer, remplacer ou ajouter quelques trucs... et quand j'aurai assez grandi, je ferai des billets ici pour partager mon expérience consternante ou consternée de consommatrice frénétique et écoeurée.


PS : je ne mets pas de liens hormis pour la photo dans ce billet, mais je me tiens à votre disposition par courriel pour plus amples renseignements...


mercredi 27 octobre 2010

Etre enceinte


Emotions pures et pleines de mélanges.
La joie.
La terreur.
Le chagrin.
Le doute.
La colère.
L'impuissance.
L'espoir.
La solitude.
Le vertige.
Le dégoût.
L'admiration.
La culpabilité.

L'Amour.

Tout fait sens. Tout fait signe.
La mémoire est partout à la fois. Et tout est neuf, en même temps.
Il y a des rêves, des épreuves et des chemins que l'on traverse.

L'on enfonce ses racines, et l'on cultive celles de l'enfant.

Bébé. Le Bébé. L'accomplissement d'un amour, et son éblouissement.

Réfléchie le jour, impétueuse la nuit, je suis comme un serpent de mer qui plonge puis émerge de cet océan parfois houleux et menaçant.

Je compte, goutte à goutte, les jours qui me séparent de ta naissance, et je ne les décompte pas.

Il est précieux, ce moment qui me livre à toi, moi qui te délivrerai.

Il est précieux, ce moment qui fait de moi ta mère, qui fait de toi notre enfant, et qui grave au fond de l'océan les premiers de tes pas sur le chemin de l'existence.

Ce moment qui nous lie d'une chaîne aussi fine que les cheveux de ta tête, d'une chaîne aussi impérieuse que le feu de la terre. Ce moment qui me relie au temps.