dimanche 27 juin 2010
Nouveau Mexique (5)
Dernier volet de notre voyage, le plus fascinant.
Voir aussi les explications détaillées de Mother-in-law-Little-Stone.
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samedi 26 juin 2010
mercredi 23 juin 2010
mardi 22 juin 2010
Nouveau-Mexique : Discovery
Les premières photos transférées sur le web...
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vendredi 28 mai 2010
New Mexico, Land of Enchantment
Je suis plutôt bon public et j’aime voyager, mais je demeure farouchement jalouse de mes origines et un rien mauvaise foi quand il s’agit de désigner l’endroit ou les endroits que je préfère au monde.
On m’aurait posé la question il y a quatre semaines, j’aurais sans nul doute indiqué l’Ubaye, Collioure et, peut-être, Terre-de-Haut, pour mes seules « favorite places to be ».
Seulement voilà, avec ma chance insolente, je connais un chéri qui a de la famille à Albuquerque, et ce chéri s’est fait inviter avec mère et bagages, et j’étais dans la malle.
What a trip. Worth a trip. Such a trip.
Survol de la France, l'Angleterre, l'Irlande. Tout est petit, intriqué, cousu d’histoire, pétri de densité, une mosaïque de paysages contrastés mais à l’échelle plutôt réduite.
Survol des mers arctiques, icebergs en flottaison saupoudrée, le réchauffement en arrière-pensée, la noyade des ours polaires en filigrane.
Puis, survol du continent américain. Premier choc, l’immensité.
Sous notre fuselage argenté, la nature se déploie sur des superficies insensées, vers des horizons impalpables, avec une constance indéfectible.
Après les dentelles glacées d'une toundra canadienne, les grands lacs, mers intérieures, écoulent un après-midi lointain.
Après les plaines centrales et leur ruralité forcenée, les villes, Dallas en particulier, sont de gigantesques toiles quadrillées, rigoureusement ordonnées, dans lesquelles les usines ne côtoient pas les maisons, les villas ne côtoient pas les masures, les marinas, les golfs, les lacs de pêche artificiels ne côtoient pas les mobil-homes et leurs jardins encombrés de saletés.
Les routes sont deux fois larges comme les nôtres, juste adéquation avec la taille de leurs véhicules.
Les champs, sans haies, sans contours bizarres, s’étalent indéfiniment sur les plaines, successions de cercles irrigués par les rampes ou de rectangles inlassablement aspergés par les avions.
Les forêts, quand elles ne sont pas brûlées, soulignent les reliefs inhabités, inaccessibles, les gorges aux méandres torturés.
Tout est démesuré.
Le Nouveau-Mexique m'apparaît alors du hublot, comme une lande verte, rouge et violette ; les flancs d’un volcan, colonisés par la basalte sombre et les broussailles sèches, à peine jaunes, sont sillonnés de longues pistes sinueuses sur lesquels on imagine courir les Indiens en chasse ; l’ombre d’oiseaux de proie laisse sa trace noire et fluide sur la poussière soulevée par les vents furieux ; l’orage mauve et ses odeurs d’ozone menacent les montagnes et repoussent nos ailes blanches vers le soleil couchant.
Nous contournons Sandia Peak et ses nuages anthracite, pour découvrir les lumières orange d’Albuquerque, ses longues avenues cardinales, ses maisons pourpres et planes et rondes et douces, son étalement puéril et, pourtant, modeste, et le long tunnel vert des arbres abreuvés par le Rio Grande.
Atterrissage, au crépuscule, dans l’air frais d’altitude du haut plateau, du rift.
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vendredi 12 mars 2010
Elisabeth Badinter, femme libre

Elisabeth Badinter fait partie de ces femmes qui font mon admiration et me donnent à la fois envie et fierté de porter ma féminité comme un drapeau.
Elle m'avait déjà beaucoup impressionnée dans son discours sur la burqa.
A la lecture de son dernier livre : "Le conflit : la femme et la mère", je me prends à rêver de rattraper ma plume et lui écrire toute mon estime pour son travail soigné, documenté, cultivé, éclairé. Son honnêteté intellectuelle, sa rigueur dans la recherche transpirent dans ce livre tout à la fois militant, exigeant et sensible.
Elle ne prône pas spécialement pour ou contre la maternité, elle prône le libre choix. Libre, au sens réfléchi, éclairé. Autant que faire se peut. Elle apporte des éléments concrets à la réflexion sur le naturalisme, le traditionnalisme, le contrôle des naissances, et finalement sur la féminité et la maternité. C'est un travail sur la sociologie, la psycho-sociologie, mais aussi sur la diffusion des idéologies, sur la lutte toujours en mouvement du féminisme, et sur ces féministes qui, à force de caricature, nous tirent une balle dans le pied à toutes.
J'ai choisi de vous proposer, en résumé, un extrait de son livre qui montre à quel point le choix de faire ou non un enfant est cornélien. Il n'est pas seulement question de carrière, de confort ou de partage des tâches. Il est question de ce que la femme projette dans sa vision du rôle de mère, de ses convictions.
Elle m'avait déjà beaucoup impressionnée dans son discours sur la burqa.
A la lecture de son dernier livre : "Le conflit : la femme et la mère", je me prends à rêver de rattraper ma plume et lui écrire toute mon estime pour son travail soigné, documenté, cultivé, éclairé. Son honnêteté intellectuelle, sa rigueur dans la recherche transpirent dans ce livre tout à la fois militant, exigeant et sensible.
Elle ne prône pas spécialement pour ou contre la maternité, elle prône le libre choix. Libre, au sens réfléchi, éclairé. Autant que faire se peut. Elle apporte des éléments concrets à la réflexion sur le naturalisme, le traditionnalisme, le contrôle des naissances, et finalement sur la féminité et la maternité. C'est un travail sur la sociologie, la psycho-sociologie, mais aussi sur la diffusion des idéologies, sur la lutte toujours en mouvement du féminisme, et sur ces féministes qui, à force de caricature, nous tirent une balle dans le pied à toutes.
J'ai choisi de vous proposer, en résumé, un extrait de son livre qui montre à quel point le choix de faire ou non un enfant est cornélien. Il n'est pas seulement question de carrière, de confort ou de partage des tâches. Il est question de ce que la femme projette dans sa vision du rôle de mère, de ses convictions.
Page 210 : "L'intériorisation (excessive ?) de la mère idéale" : (résumé) les femmes sans enfants adhèrent souvent au modèle de la mère parfaite, et c'est la raison de leur choix de ne pas faire d'enfant : elles ne se sentent pas ou ne se veulent pas à la hauteur. Question qui s'ensuit : ne vaut-il pas mieux faire ce choix "égoïste" alors qu'on a idéalisé le rôle de mère, plutôt qu'être mère de façon inconsidérée et irresponsable, surtout eu égard aux moyens de contraception que l'on connaît ?
Ce n'est qu'un des éléments qu'elle apporte, et je considère aussi ses démonstrations parfois acharnées comme des modèles en terme de cribles pour lire les politiques, les idéologies, et ne pas se laisser embrigader aveuglément.
Elle évoque, avec respect, les convictions spirituelles, sans les laisser prendre le pas sur les autres critères du choix.
Chapeau bas, voilà ce que je considère être un livre abouti et complet.
J'aimerais savoir en faire autant. Je voudrais savoir en faire autant.
Je voudrais en faire autant.
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lundi 15 février 2010
Chine : lancement d'un quartier zéro émission carbone

Le réchauffement climatique, on y croit, ou pas. J'ai fait un peu de climatologie dans mes jeunes années, et de la géographie, et tout ce genre de choses. J'ai la nette conviction que l'accélération des activités industrielles et de la consommation des énergies fossiles impactent profondément, durablement, non seulement les réserves de matières premières (c'est une évidence), mais surtout notre capital-planète bleue. Nous vivons dans un monde fini. Quand on fait de la pâte dans une terrine, on finit toujours par n'avoir plus que quelques traces de farine sur les bords. Tant qu'on a un sac de farine à côté, ça va, après, il faudra apprendre à faire sans...
Dans ma pratique quotidienne de l'urbanisme, très pragmatique et très loin des grandes visions urbanistiques, je constate que la population est loin de mesurer l'impact de sa manière de vivre sur la planète. Le droit au progrès, comme s'il était conquis de haute lutte, est un acquis social. Etre propriétaire de son pavillon reste le rêve majeur, à quoi tout sacrifier. Comme à titre personnel, je bénéficie de la concrétisation de ce rêve (nonobstant ses inconvénients et la dépendance effrénée à la voiture que cela induit), je ne suis pas bien placée pour juger mes contemporains sur la défense de ce droit.
Pour autant je m'inquiète, férocement, que tous les peuples veuillent atteindre cette "way of life" et ajoutent à notre incurie leur propre aveuglement.
Beaucoup sont ceux qui s'interrogent, en particulier, sur l'attitude de la Chine et de l'Inde, leur approche par rapport à ces problématiques, leur intégration de nos expériences malheureuses dans leurs choix. Comme fort peu d'éléments nous parviennent, je tenais à attirer l'attention sur ce projet de quartier "faible émission de carbone" de la province de Canton (Guangzhou - Guangdong : 12 millions d'habitants), dont j'espère qu'il sera exemplaire et non unique.
Pour le meilleur.
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